«Le match ne s'est pas arrêté à la 85e» — Thiaw quitte le Mondial avec amertume et dignité
Le sélectionneur du Sénégal Pape Thiaw a réagi avec lucidité et amertume après l'élimination face à la Belgique (2-3 a.p.), défendant ses joueurs et lançant une pique sur la nature imprévisible du football.
Pape Thiaw n'avait pas besoin de longues phrases pour résumer ce qui s'était passé à Seattle. Le Sénégal dominait, menait 2-0 et était à quelques minutes du tour suivant. Puis les 86e et 89e minutes ont tout remis en question, avant qu'un penalty controversé à la 125e ne referme définitivement la porte.
"Les matchs ne s'arrêtent pas à la 85e"
La phrase de Thiaw en conférence de presse résonnait comme un constat douloureux autant que lucide : "Malheureusement, les matchs ne se terminent pas à la 85e minute. Nous voulions garder le score, et quand nous avons encaissé le premier but, notre énergie a chuté, puis le deuxième est arrivé. La Belgique est revenue et nous n'avons pas su y faire face."
La défense de ses joueurs
Sur les protestations de ses joueurs suite à la décision du VAR d'accorder un penalty à la Belgique après l'intervention de Lamine Camara sur Tielemans, Thiaw a été direct : "Les joueurs ont le droit de contester l'arbitre." Une phrase courte, ferme, qui protège ses hommes sans verser dans la polémique ouverte.
Un penalty à la 125e qui restera dans les mémoires
L'arbitre Hector Sorto a été renvoyé au bord du terrain par le VAR pour visionner le contact de Lamine Camara sur Tielemans dans les dernières secondes de la prolongation. Sa décision d'accorder le penalty a été vivement contestée par les Sénégalais et a alimenté le débat autour du rôle de la VAR dans les matchs à élimination directe.
Un départ la tête haute
Malgré l'amertume, Thiaw a choisi de valoriser la performance de ses joueurs. Le Sénégal a dominé pendant plus d'une heure et a failli réaliser une belle surprise. Cette élimination ne doit rien à un manque d'engagement — elle doit tout à un scénario cruellement imprévisible.


